Salaire moyen en Grèce en 2026 : brut, net et ce que vous conservez réellement

Selon les dernières données officielles d’ERGANI, le salaire brut moyen en Grèce s’élevait en 2025 à 1 362,66 € par mois pour l’ensemble des emplois privés à temps plein et à temps partiel. L’application, à titre indicatif, du ratio net/brut 2025 de l’OCDE donne un salaire net estimé d’environ 1 007 € par mois ; il s’agit d’une estimation et non d’un salaire net officiel.

Bien que la Grèce reste en dessous de la moyenne de l’Union européenne en matière de salaires nominaux, les rémunérations se sont nettement redressées depuis la crise de la dette et ont été soutenues par plusieurs revalorisations successives du salaire minimum depuis 2019 (Ministère grec du Travail, 2026).

Une particularité distingue la Grèce de la plupart des autres pays européens : les salariés du secteur privé ont généralement droit à l’équivalent de 14 salaires par an, et non 12. Les salariés éligibles du secteur privé perçoivent, en plus des rémunérations mensuelles, une prime de Noël, une prime de Pâques et une indemnité de congés prévues par le droit du travail grec. Les revenus annuels peuvent ainsi être plus élevés qu’ils ne le paraissent lorsqu’on les compare à ceux de pays fonctionnant sur une base de 12 mensualités.

Ce guide présente le salaire moyen en Grèce, le salaire net estimé, les niveaux de rémunération selon les secteurs, les différences régionales ainsi que les principales tendances salariales.

Salaire moyen en Grèce — Chiffres clés

IndicateurMontantSource
Salaire brut moyen1 362,66 €/moisERGANI, 2025
Salaire net moyen (estimation)Environ 1 007 €/moisCalcul fondé sur le ratio OCDE 2026
Salaire moyen à temps plein1 516 €/moisERGANI, 2025
Salaire minimum920 €/moisGouvernement grec, 2026
Ratio net / brut73,9 %OECD Taxing Wages, 2026
Taux moyen net de prélèvements du salarié26,1 %OECD Taxing Wages, 2026

Calculez votre salaire net exact grâce à notre calculateur de salaire net.

Salaire brut ou salaire net : comprendre votre revenu réel

La plupart des salaires publiés sont exprimés en montant brut. Pourtant, ce qui importe réellement pour les salariés est le revenu effectivement versé après les retenues obligatoires.

En Grèce, les salariés acquittent des cotisations sociales ainsi que l’impôt sur le revenu.

Les cotisations salariales comprennent notamment une contribution de 6,67 % à la pension principale, ainsi que les cotisations de santé et d’autres prélèvements obligatoires.

L’impôt sur le revenu suit un barème progressif allant de 9 % à 44 % selon le niveau de revenu.

Pour un salarié percevant le salaire brut moyen ERGANI de 1 362,66 € par mois en 2025, une estimation simplifiée fondée sur le ratio de l’OCDE est la suivante :

ÉtapeMontant
Salaire brut1 362,66 €
Impôts et cotisations salariales estimés–355,66 €
Salaire net estiméEnviron 1 007 €

Cet exemple est fourni uniquement à titre illustratif. Le revenu réellement perçu dépend du revenu annuel, de la situation familiale, des crédits d’impôt, des primes et d’autres éléments personnels.

Selon l’OCDE, un salarié célibataire moyen en Grèce a conservé 73,9 % de son salaire brut après impôts et cotisations sociales en 2025 (OECD Taxing Wages, 2026).

Le système des 14 salaires en Grèce

L’un des éléments les plus caractéristiques de la rémunération en Grèce est le système légal des primes obligatoires.

Les salariés perçoivent généralement :

Pour les salariés éligibles du secteur privé employés pendant l’intégralité des périodes ouvrant droit aux primes, ces versements sont couramment décrits comme un système de 14 salaires.

Exemple

  • Salaire mensuel : 1 362,66 €
  • Revenu annuel sur la base de 14 salaires : 19 077,24 €

Cette particularité est essentielle pour comparer les rémunérations avec celles d’autres pays, où les revenus annuels sont généralement calculés sur la base de 12 mensualités.

Salaires par secteur en Grèce

Les statistiques sectorielles officielles détaillées pour 2025–2026 ne sont pas encore disponibles auprès d’ELSTAT. Les fourchettes ci-dessous sont des estimations de marché non officielles issues d’études de recrutement et d’analyses sectorielles.

SecteurSalaire brut mensuel approximatif
Informatique / Technologies2 000 à 3 500 € et plus
Transport maritime2 000 à 4 000 € et plus
Finance / Banque1 800 à 2 500 €
Énergie / Énergies renouvelables1 800 à 2 800 €
Industrie pharmaceutique / Chimie1 700 à 2 500 €
Santé – Médecins2 000 à 4 000 € et plus
Santé – Infirmiers900 à 1 400 €
Éducation1 100 à 1 600 €
Tourisme / Hôtellerie900 à 1 400 €
Commerce / Distribution900 à 1 200 €
Construction1 100 à 1 600 €

Important : ces montants ne constituent pas des statistiques officielles du gouvernement grec et doivent être considérés uniquement comme des fourchettes indicatives du marché.

Les secteurs des technologies, du transport maritime et de la finance restent parmi les mieux rémunérés du pays. Athènes et Le Pirée concentrent la majorité des emplois liés au transport maritime, tandis qu’Athènes et Thessalonique regroupent l’essentiel de l’écosystème technologique et fintech grec.

Les médecins, les ingénieurs et les professionnels de l’industrie pharmaceutique perçoivent également des rémunérations supérieures à la moyenne.

À l’inverse, les salariés du commerce de détail, de l’hôtellerie-restauration et de l’agriculture gagnent souvent des revenus proches du salaire minimum légal de 920 € par mois (Gouvernement grec, 2026).

Salaires par région

Les données salariales régionales sont plus limitées que les statistiques nationales.

Les études disponibles montrent néanmoins que l’Attique, avec Athènes et Le Pirée, demeure la région la mieux rémunérée de Grèce grâce à la concentration de :

  • services financiers ;
  • entreprises technologiques ;
  • transport maritime et logistique ;
  • administration publique ;
  • entreprises multinationales.

Athènes offre également le plus grand marché de l’emploi du pays ainsi que le plus large choix de postes hautement qualifiés.

Thessalonique et la région de Macédoine centrale affichent également des rémunérations supérieures à la moyenne nationale grâce au développement des technologies, de la logistique et de leur important pôle universitaire.

À l’inverse, de nombreuses régions rurales restent davantage dépendantes de l’agriculture, du tourisme et de l’emploi public, qui offrent généralement des salaires plus modestes.

Certaines destinations touristiques comme Santorin, Mykonos, Rhodes ou certaines régions de Crète peuvent proposer des revenus nettement plus élevés pendant la saison estivale. Toutefois, ces emplois sont souvent saisonniers et offrent une stabilité annuelle plus faible qu’à Athènes ou Thessalonique.

Avant de s’installer dans une région, il est recommandé de comparer non seulement les salaires proposés, mais aussi le coût de la vie.

Pour une analyse plus complète, consultez également :

  • Guide fiscal de la Grèce
  • Coût de la vie en Grèce

Évolution des salaires : la Grèce suit-elle l’inflation ?

Les salaires en Grèce ont progressé de manière régulière ces dernières années, même si cette hausse ne s’est pas toujours traduite par une amélioration équivalente du pouvoir d’achat.

Selon le rapport annuel officiel d’ERGANI, le salaire moyen dans le secteur privé a atteint environ 1 342 € par mois en 2024, soit une progression significative par rapport aux niveaux observés au milieu de la décennie précédente.

Il convient toutefois de préciser que ce chiffre provient d’une analyse du marché du travail et non d’une publication statistique spécifique d’ELSTAT. Il doit donc être considéré comme un indicateur de référence plutôt que comme une statistique salariale officielle.

Le salaire minimum a connu une progression encore plus marquée.

Le salaire minimum légal est passé :

  • de 780 € en 2023 ;
  • à 830 € en 2024 ;
  • à 880 € en avril 2025 ;
  • puis à 920 € en avril 2026.

(Gouvernement grec, 2023–2026)

Depuis 2019, la hausse cumulée du salaire minimum atteint environ 41,5 %, ce qui place la Grèce parmi les pays d’Europe du Sud ayant enregistré les plus fortes revalorisations.

L’inflation a toutefois réduit une partie de ces gains.

Selon l’OCDE, le salaire brut de son travailleur moyen représentatif a augmenté de 3,4 % en 2025, tandis que l’inflation atteignait 2,9 %, soit une progression réelle avant impôt d’environ 0,5 %.

Pourquoi est-il difficile de comparer les salaires en Grèce ?

Les comparaisons salariales en Grèce sont rendues plus complexes par trois facteurs principaux.

1. Le système des 14 salaires

La rémunération annuelle est souvent plus élevée qu’il n’y paraît lorsqu’on la compare à celle de pays fonctionnant avec seulement 12 mensualités.

2. Des méthodologies statistiques différentes

L’OCDE, Eurostat, ELSTAT et les analyses du secteur privé utilisent des définitions parfois différentes des salaires, des primes et des revenus annuels.

3. De fortes disparités entre les secteurs

Les professionnels des technologies, de la finance ou du transport maritime peuvent gagner nettement plus que les salariés du commerce, de l’hôtellerie-restauration ou de l’agriculture.

Les chiffres relatifs au salaire moyen doivent donc être considérés comme un point de repère et non comme une représentation exacte de la rémunération de chaque salarié.

La Grèce comparée aux autres pays de l’Union européenne

La Grèce reste un pays où les salaires sont plus faibles que dans une grande partie de l’Europe occidentale. Toutefois, l’écart s’est progressivement réduit grâce à la croissance économique et aux revalorisations successives du salaire minimum.

Avant d’accepter une offre d’emploi, il est conseillé d’évaluer plusieurs éléments :

  • le salaire net plutôt que le salaire brut ;
  • le revenu annuel en tenant compte des 14 versements ;
  • le coût du logement ;
  • le coût de la vie dans la région concernée ;
  • les perspectives d’évolution professionnelle.

Comparez les salaires et le pouvoir d’achat dans les 27 pays de l’Union européenne grâce à notre carte comparative des salaires.

À retenir

Les dernières données officielles d’ERGANI indiquent un salaire brut moyen de 1 362,66 € par mois en 2025 pour l’ensemble des emplois privés à temps plein et à temps partiel.

Selon l’OCDE, un salarié célibataire moyen a conservé 73,9 % de son salaire brut après impôts et cotisations sociales en 2025.

Le salaire minimum légal est fixé à 920 € par mois depuis avril 2026.

La Grèce se distingue également par le système de 14 salaires applicable aux salariés éligibles du secteur privé, une particularité importante à prendre en compte lors des comparaisons internationales.

Les secteurs des technologies, du transport maritime, de la finance et des professions médicales spécialisées demeurent les mieux rémunérés, tandis qu’Athènes offre les meilleures perspectives salariales, en contrepartie d’un coût de la vie généralement plus élevé.

Malgré les effets persistants de l’inflation, la progression des salaires reste positive et contribue progressivement à restaurer le pouvoir d’achat.

Guides associés

  • Guide fiscal de la Grèce
  • Coût de la vie en Grèce
  • Investir en Grèce

Avertissement

Les informations relatives aux salaires, aux impôts et au revenu net présentées dans cet article sont fournies uniquement à titre informatif. Le salaire net réellement perçu peut varier selon la situation personnelle, les abattements fiscaux, le régime de sécurité sociale, la situation familiale, le lieu de résidence, les primes, les paiements exceptionnels et d’autres facteurs individuels. Certains montants de salaire net et taux effectifs de prélèvements peuvent être des estimations fondées sur des données publiques et des calculs simplifiés. Ils ne constituent pas un conseil fiscal, juridique, financier ou professionnel. Avant de prendre une décision financière, professionnelle ou liée à une expatriation, consultez une autorité compétente, un conseiller fiscal qualifié, un spécialiste de la paie ou tout autre professionnel approprié.

Salaire moyen en Grèce

Iva Buće est titulaire d’un master en économie, spécialisée en marketing digital et en logistique. Elle allie rigueur analytique et sens de la communication pour rendre les sujets liés à l’investissement et à l’éducation financière plus accessibles. Chez Finorum, elle écrit sur la finance, les marchés et l’impact de la technologie sur les tendances d’investissement en Europe.

Sources & References

EU regulations & taxation

Additional educational resources

Index
Retour en haut