Les frais de courtage en France peuvent être nuls pour un achat mensuel d’ETF et augmenter dès que vous changez de montant, de marché ou de devise. Pour acheter un ETF chaque mois sur un PEA, cherchez d’abord une formule sans droits de garde, sans abonnement imposé et avec une commission adaptée à votre versement. Pour un CTO investi en actions américaines, ajoutez le change : il peut coûter davantage que l’ordre lui-même.
Un tarif plus élevé mérite surtout une question : quel service allez-vous utiliser en échange ? L’accès à une place boursière précise ou une assistance pour une opération complexe peuvent avoir de la valeur. Pour un achat mensuel très simple, un abonnement supplémentaire risque surtout d’alourdir la facture.
Réponse rapide : quel coût regarder en premier ?
| Votre situation | Le coût décisif | Ce qu’il faut vérifier |
|---|---|---|
| Un achat de 100 à 500 € par mois sur PEA | Commission par ordre | Plafond légal, ordre mensuel offert, conditions de la formule |
| Quelques achats importants dans l’année | Tarif par tranche ou pourcentage | Minimum de facturation et marché concerné |
| Portefeuille conservé sans beaucoup intervenir | Droits de garde et frais fixes | Facturation annuelle, par ligne ou pour inactivité |
| Actions étrangères sur CTO | Courtage et conversion monétaire | Devise du compte, conversions automatiques, minimum de change |
| Portefeuille à transférer | Coût de sortie et économie annuelle | Titres acceptés, remboursement éventuel, durée du transfert |
Guide pour préparer ses choix en 2027. Tarifs et règles vérifiés le 27 septembre 2026 : les conditions contractuelles applicables au moment de votre opération restent à contrôler. Les promotions temporaires sont exclues des calculs ci-dessous.
Un courtier pas cher pour qui, et pour quelle opération ?
Avec 100 € à investir chaque mois, une commission minimale de quelques euros se remarque vite. Pour des achats de 5 000 € par trimestre, les tranches tarifaires deviennent plus importantes. Et si vous détenez déjà 80 000 € sans presque jamais intervenir, commencez par vérifier ce que coûte la conservation du portefeuille.
Le revenu ne suffit donc pas à choisir une formule. Le montant des ordres, leur fréquence, les titres achetés et l’encours détenu sont plus utiles.
Il faut aussi comparer des services équivalents. Un achat manuel et un investissement programmé peuvent avoir deux tarifs différents chez le même intermédiaire. Une action détenue directement et un CFD ne sont pas le même produit. Ce guide concerne les achats au comptant d’actions et d’ETF, sans effet de levier.
Pour commencer par la construction du portefeuille, notre guide du portefeuille ETF de 1 000 € traite du choix et du nombre de fonds. Ici, nous isolons le coût de leur détention et de leurs transactions.
Comparatif des frais de courtage : trois tarifs, quatre budgets
Prenons trois formules accessibles en France : Fortuneo Starter, Bourse Direct et BoursoBank Découverte. Elles permettent de montrer comment le résultat change avec le montant investi. Ce n’est pas un classement exhaustif des courtiers.
Les calculs portent sur des achats manuels d’ETF éligibles au PEA sur Euronext Paris, au tarif standard, hors sélections bénéficiant d’une gratuité particulière. Chaque achat est supposé être le premier ordre du mois chez Fortuneo.
| Programme d’achat | Montant investi par an | Fortuneo Starter | Bourse Direct | BoursoBank Découverte |
|---|---|---|---|---|
| 100 € chaque mois | 1 200 € | 0 € | 6 € | Non réalisable : minimum ETF de 200 € |
| 300 € chaque mois | 3 600 € | 0 € | 11,88 € | 18 € |
| 500 € chaque mois | 6 000 € | 0 € | 11,88 € | 23,88 € |
| 1 000 € chaque trimestre | 4 000 € | 14 € | 7,60 € | 20 € |
Montants annuels de courtage uniquement, pour des ordres exécutés en une fois. Les achats trimestriels ont lieu sur quatre mois distincts. Les montants investis sont hors frais : le compte espèces doit aussi couvrir les commissions et taxes éventuelles. Les ventes, frais internes des fonds et spreads sont exclus.
La formule Fortuneo Starter prévoit un premier ordre mensuel offert jusqu’à 500 € inclus sur les marchés concernés, puis 0,35 % par ordre hors cette condition. Quatre achats de 1 000 € reviennent donc à 14 €.
Chez Bourse Direct, le tarif est de 0,99 € jusqu’à 500 €, ramené à 0,5 % sur PEA pour les ordres jusqu’à 198 €. Un achat de 100 € coûte ainsi 0,50 €. Un ordre de 1 000 € coûte 1,90 €.
La brochure BoursoBank prévoit 1,99 € jusqu’à 500 €, puis 0,60 % pour Découverte, sous réserve du plafond PEA : 1,50 € sur 300 € et 5 € sur 1 000 €. Elle fixe aussi un minimum de 200 € par achat d’ETF. Les gratuités sur certains ETF partenaires doivent être vérifiées séparément, à l’achat comme à la vente.
À 100 € par mois, les 6 € de courtage chez Bourse Direct représentent 0,5 % des 1 200 € d’achats annuels. Ce pourcentage porte sur les achats, pas sur tout le portefeuille. Avec 100 € disponibles par mois chez BoursoBank, deux mois d’épargne peuvent permettre d’atteindre le minimum ETF, à condition de provisionner aussi les frais. Le calendrier d’investissement change alors.
Les montants du tableau sont des hypothèses de calcul : un achat de parts entières ne tombe pas toujours exactement à 100, 300 ou 500 €. Vérifiez le prix de la part, la disponibilité du fonds et calculez les frais sur le montant réel de l’ordre.
Frais fixes ou pourcentage : faites le calcul avant de choisir
Imaginons deux tarifs sur CTO, sans minimum ni plafond : 1 € par ordre pour le premier, 0,20 % pour le second.
| Montant de l’ordre | Tarif fixe de 1 € | Tarif de 0,20 % |
|---|---|---|
| 100 € | 1 € | 0,20 € |
| 500 € | 1 € | 1 € |
| 2 000 € | 1 € | 4 € |
Le point d’égalité est 1 ÷ 0,002 = 500 €. En dessous, le pourcentage coûte moins cher ; au-dessus, le forfait gagne. Ces tarifs sont pédagogiques et ne décrivent pas une offre commerciale.
Un minimum de facturation de 2 € suffirait à inverser l’avantage du tarif proportionnel sur un achat de 100 €. Avant de retenir le pourcentage annoncé, cherchez donc la petite ligne qui précise le minimum par ordre.
Regrouper ses achats peut réduire certaines commissions, mais cela retarde aussi l’investissement. Avant de modifier votre rythme, regardez si une autre formule tarifaire permet simplement de conserver vos versements mensuels.
Les droits de garde comptent même quand vous ne faites rien
Sur un portefeuille de 50 000 €, des droits de garde hypothétiques de 0,20 % représentent 100 € par an si la base facturée reste de 50 000 €. Une facturation supplémentaire par ligne augmenterait encore ce montant.
Pour quelqu’un qui réalise quatre achats annuels, supprimer ces 100 € compte davantage qu’économiser 1 € sur chacun des quatre ordres.
Sur la durée, il faut distinguer les frais prélevés et le capital qu’ils empêchent de faire fructifier. Voici un calcul transparent :
- Capital initial : 10 000 € ; aucun versement supplémentaire.
- Rendement hypothétique constant : 7 % par an avant la seule différence de frais étudiée.
- Durée : 20 ans.
- Frais de conservation : 0,20 % de la valeur du portefeuille, prélevés en fin d’année après rendement.
| Hypothèse | Formule | Capital final arrondi |
|---|---|---|
| Sans ces frais de conservation | 10 000 × 1,07²⁰ | 38 697 € |
| Avec ces frais de conservation | 10 000 × (1,07 × 0,998)²⁰ | 37 178 € |
| Écart final | Différence entre les deux capitaux | 1 519 € |
Les 1 519 € comprennent les frais prélevés et les gains que ces sommes auraient pu produire si elles étaient restées investies. C’est un écart de capital final. Le rendement constant de 7 % sert au calcul ; il ne décrit pas une trajectoire de marché attendue.
« Zéro commission » : les autres coûts à regarder
Le change sur un compte-titres
Supposons un achat d’actions américaines correspondant à 2 000 €. Une formule A facture 0 € de courtage et 0,50 % pour la conversion nécessaire ; une formule B facture 3 € de courtage et 0,10 % de change, sans minimum.
Le coût explicite à l’achat atteint 10 € avec A, contre 5 € avec B. La commission de transaction seule aurait donné une mauvaise lecture.
Ces hypothèses sont illustratives. Dans une vraie grille, vérifiez le taux appliqué, le minimum par conversion et la possibilité de conserver des dollars. Une vente ne déclenche pas forcément une reconversion en euros : cela dépend du fonctionnement du compte et de vos instructions.
Acheter en euros un ETF exposé aux États-Unis est encore autre chose. La devise de négociation ne supprime pas l’exposition monétaire des actifs du fonds, mais elle ne signifie pas non plus que votre courtier vous facture une conversion à chaque achat.
Le spread et le prix effectivement obtenu
Le spread est l’écart entre le prix auquel vous pouvez acheter immédiatement et celui auquel vous pouvez vendre immédiatement. Il existe aussi chez les courtiers qui facturent une commission. Il ne faut pas l’assimiler automatiquement à une recette encaissée par le courtier.
Deux offres peuvent avoir des prix d’exécution différents en raison de la place utilisée, de l’heure ou de la liquidité disponible. Comparez le même titre, dans la même devise et au même moment. Un ordre à cours limité permet de fixer votre prix maximum d’achat ; il ne garantit pas l’exécution.
L’AMF explique les points à surveiller dans les offres de bourse sans frais, notamment le périmètre des produits et des opérations concernés.
Les frais de l’ETF
Les frais courants d’un ETF sont supportés dans le fonds et se reflètent dans sa valeur. Ils ne disparaissent pas lorsque le courtage est offert. L’AMF distingue les coûts liés à l’achat d’un ETF et ceux de sa gestion.
Pour comparer deux courtiers sur un même ETF, utilisez le même ISIN, puis vérifiez la place de négociation et la devise retenues. Pour comparer deux ETF, regardez aussi leur indice, leur structure et leurs frais propres. Notre guide des ETF et fonds indiciels en France aide à séparer ces deux décisions.
PEA : des plafonds français à intégrer au calcul
Les frais de courtage PEA ne se calculent pas toujours en recopiant la colonne CTO d’une brochure.
Pour les opérations entrant dans le dispositif, les frais de transaction sont plafonnés à 0,5 % du montant pour une opération dématérialisée, contre 1,2 % dans les autres cas. Le plafond ne s’applique pas aux opérations sur titres cotés hors de l’Union européenne et de l’Espace économique européen.
Les frais de transfert ou de clôture sont également encadrés : jusqu’à 15 € par ligne de titres cotés, 50 € pour les titres non cotés, avec un maximum global de 150 €. Ce plafond propre au PEA ne doit pas être présenté comme une règle générale pour tous les CTO. Les règles sont détaillées par l’AMF sur le plafonnement des frais du PEA.
Un plafond n’est pas un prix conseillé. Une offre peut facturer nettement moins, voire rien pour certaines opérations.
Votre grille pour calculer le coût annuel
Avant de changer de courtier, prenez votre relevé de frais et listez vos opérations prévues. Utilisez cette grille pour comparer deux offres sur les mêmes hypothèses.
| Poste | Comment l’estimer | Montant annuel |
|---|---|---|
| Achats et ventes | Additionner les commissions après minimums, plafonds et gratuités | ___ € |
| Droits de garde | Appliquer la base et la périodicité contractuelles, puis ajouter les frais par ligne | ___ € |
| Abonnement, tenue de compte, inactivité | Compter les prélèvements réellement déclenchés | ___ € |
| Change | Additionner les conversions prévues et leurs minimums | ___ € |
| Services utilisés | Données de marché, ordres téléphoniques ou autres options payantes | ___ € |
| Total annuel facturé par l’intermédiaire | Somme des cinq lignes | ___ € |
Gardez à part les taxes sur transactions éventuellement applicables, les frais internes des fonds et le coût d’exécution estimé. Vous pourrez ensuite les intégrer au coût global sans les confondre avec la rémunération du courtier. Ne rajoutez pas les frais de l’ETF à une performance publiée qui les intègre déjà.
Pour juger une souscription premium, calculez son seuil de rentabilité. Un abonnement hypothétique de 60 € par an qui économise 2 € par ordre s’équilibre à 30 ordres annuels. Avec douze ordres, les 24 € économisés ne couvrent pas l’abonnement, sauf si d’autres services inclus ont une valeur pour vous.
Quand payer plus a du sens
Un investisseur expérimenté peut avoir besoin d’ordres avancés ou d’une place étrangère absente d’une offre plus simple. Un épargnant confronté à une succession ou à des titres particuliers peut accorder davantage d’importance à l’accompagnement administratif.
Mais il faut vérifier ce qui est inclus. Un numéro de téléphone ne signifie pas conseil personnalisé. Un abonnement à des données de marché n’est pas une prestation de gestion de portefeuille.
| Privilégiez une formule sobre si… | Acceptez un supplément si… |
|---|---|
| Vous achetez régulièrement un ou deux ETF disponibles | Un titre ou marché indispensable n’est accessible que dans l’autre offre |
| Vous gérez seul des ordres simples | Vous utilisez effectivement les fonctionnalités payantes |
| Vous n’avez pas besoin de données professionnelles | Les données incluses remplacent un abonnement que vous payez déjà |
| Votre compte actuel prélève des frais sans service utile en retour | Le contrat décrit une assistance dont vous avez un besoin concret |
Si vous êtes résident fiscal français et utilisez un compte étranger, demandez quels documents vous recevrez pour votre déclaration. Un imprimé fiscal unique (IFU) français et un simple relevé annuel de transactions ne rendent pas le même service. Les obligations de déclaration d’un compte ouvert, détenu, utilisé ou clos à l’étranger dépendent de la localisation effective du compte, pas seulement de la langue de l’application. L’administration les détaille avec le formulaire 3916–3916 bis.
Quand transférer son PEA vers un courtier moins cher ?
Commencez par demander si un changement de formule dans votre établissement suffit. Il peut éviter un transfert tout en réduisant les commissions.
Sinon, estimez le délai de récupération du coût de sortie :
Délai en années = coût net du transfert ÷ économie annuelle attendue.
Avec 100 € de frais non remboursés et 80 € économisés chaque année, le délai est de 1,25 an, soit 15 mois. Pour une économie de 10 € par an, il passe à dix ans. Les deux situations n’appellent pas la même décision.
Ce calcul suppose une activité et des tarifs stables. Un remboursement de frais doit être réellement accessible selon ses conditions ; une prime commerciale incertaine ne doit pas réduire artificiellement votre coût estimé.
Le transfert intégral d’un PEA préserve son antériorité fiscale : ce n’est pas un retrait. Il faut néanmoins vérifier que le nouvel établissement accepte toutes les lignes et prévoir une période pendant laquelle les opérations peuvent être limitées. L’AMF explique comment préparer un transfert de PEA.
Pour conserver l’ancienneté du PEA, demandez son transfert à l’établissement d’arrivée. Sortir vous-même les espèces du plan constitue un retrait, même si vous comptez les réinvestir ailleurs. Sur CTO, vendre avant de changer de courtier peut réaliser une plus-value imposable ; le transfert de titres sans vente est une opération différente.
FAQ – Questions fréquentes
Les frais d’achat et de vente sont-ils toujours identiques ?
Non. Une gratuité peut concerner uniquement l’achat d’une sélection d’ETF. La vente suit alors le tarif habituel. Comparez le coût des deux opérations si vous prévoyez de revendre, en vérifiant les conditions propres au produit.
Faut-il laisser des espèces sur le PEA pendant son transfert ?
Oui, prévoyez de quoi régler les frais de transfert éventuellement dus. Un solde insuffisant peut retarder le dossier. Demandez aussi au nouvel établissement quels justificatifs seront nécessaires s’il propose de rembourser ces frais.
Un ordre exécuté en plusieurs fois entraîne-t-il plusieurs commissions ?
Cela dépend des règles de facturation, notamment si l’exécution s’étale sur plusieurs jours. Consultez la rubrique « exécution fractionnée » du tarif et contrôlez l’avis d’opéré avant de comparer avec une simulation supposant une exécution unique.
Les fractions d’actions détenues sur CTO sont-elles transférables ?
Il faut vérifier les conditions de détention et de transfert. Une fraction peut devoir être vendue lorsque les parts entières sont transférables. Intégrez cette éventuelle vente, ses frais et ses conséquences fiscales au projet de transfert.
Une commission nulle supprime-t-elle les taxes sur les transactions ?
Non. Une taxe applicable au titre ou à l’opération reste distincte de la commission commerciale. Le récapitulatif avant validation doit permettre de repérer ces montants ; ne comparez pas un prix hors taxes avec un coût qui les inclut.
Que faire si les frais prélevés ne correspondent pas au tarif annoncé ?
Conservez la grille en vigueur à la date de l’ordre, l’estimation préalable et l’avis d’opéré. Adressez une réclamation écrite à l’établissement en précisant l’opération et l’écart constaté. Cette trace facilite la correction et, si le désaccord persiste, le recours au médiateur compétent selon sa procédure.
Avertissement : Les informations publiées sur Finorum sont fournies à des fins éducatives et informatives et ne constituent pas un conseil financier, d’investissement ou fiscal personnalisé. Tout investissement comporte des risques, dont une perte en capital. Effectuez toujours vos propres recherches avant de prendre une décision et, si nécessaire, consultez un professionnel qualifié. Finorum ne recommande aucun établissement ou produit particulier dans ce guide.
Matias Buće possède une formation formelle en droit administratif et plus de dix ans d’expérience dans l’étude des marchés mondiaux, du trading de devises et des finances personnelles. Sa formation juridique influence son approche de l’investissement, axée sur la réglementation, la structure et la gestion des risques. Sur Finorum, il écrit sur un large éventail de sujets financiers, allant des ETF européens aux stratégies pratiques de gestion financière pour les investisseurs du quotidien.
Sources & References
Additional educational resources
- Amf-france.org — AMF distingue les coûts liés à l’achat d’un ETF et ceux de sa gestion
- AMF explique comment préparer un transfert de PEA
- AMF explique les points à surveiller dans les offres de bourse sans frais
- AMF sur le plafonnement des frais du PEA
- Boursedirect.fr — Bourse Direct
- Boursobank.com — brochure BoursoBank
- Fortuneo.fr — Fortuneo Starter
- Impots.gouv.fr — formulaire 3916–3916 bis
- plus-value imposable
- Trading.com





