La France impose la plupart des revenus ordinaires du capital au moyen du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), également appelé « flat tax ». En 2026, le taux standard du PFU applicable à de nombreuses plus-values mobilières, aux dividendes et aux autres revenus de capitaux mobiliers est de 31,4 %, composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 18,6 % de prélèvements sociaux (DGFiP, 2026).
Pour les investisseurs, les expatriés, les salariés, les travailleurs indépendants et les nomades numériques, la France présente une particularité importante : elle combine un barème progressif de l’impôt sur le revenu avec un régime forfaitaire spécifique applicable aux revenus financiers. Les résidents fiscaux sont généralement imposés sur leurs revenus mondiaux, tandis que les non-résidents ne sont en principe imposés que sur leurs revenus de source française, sous réserve des conventions fiscales internationales (DGFiP, 2026).
Ce guide présente les principales règles fiscales françaises applicables à la campagne déclarative 2026, portant sur les revenus de 2025 ainsi que sur les dispositions en vigueur en 2026 lorsqu’elles sont disponibles. Il met l’accent sur les informations pratiques destinées aux investisseurs et ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé.
Aperçu de la fiscalité — Les principaux chiffres en un coup d’œil
| Type d’impôt | Taux | Remarques |
|---|---|---|
| Impôt sur le revenu | 0 % à 45 % | Barème progressif applicable à la déclaration 2026 des revenus de 2025 (DGFiP, 2026) |
| Impôt sur les plus-values | 31,4 % | PFU standard sur les plus-values mobilières : 12,8 % d’impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux (DGFiP, 2026) |
| Fiscalité des dividendes | 31,4 % | PFU applicable par défaut aux dividendes imposables des résidents, sauf option pour le barème progressif (DGFiP, 2026) |
| Fiscalité des intérêts | 31,4 % | PFU applicable à la plupart des revenus de capitaux mobiliers, sous réserve des exonérations prévues par la loi (DGFiP, 2026) |
| TVA — taux normal | 20 % | Taux normal de TVA en France métropolitaine (Service-Public / Entreprendre, 2026) |
| Taux réduits de TVA | 10 %, 5,5 %, 2,1 % | Applicables à certaines catégories de biens et services (Service-Public / Entreprendre, 2026) |
| Cotisations sociales salariales | Variables | Aucun taux unique ; elles dépendent de la nature des cotisations, de la rémunération et de la situation du salarié (URSSAF, 2026) |
| Cotisations sociales patronales | Variables | Elles dépendent des cotisations concernées, de l’employeur et de la rémunération (URSSAF, 2026) |
| Impôt sur les sociétés | 25 % | Taux normal (DGFiP, 2026) |
| Fiscalité locale | Taxes locales liées aux biens immobiliers | Pas d’impôt communal sur le revenu comparable à celui existant dans certains autres pays européens (DGFiP, 2026) |
| Fiscalité immobilière | Variable selon la commune | Les taxes foncières dépendent de la commune et des caractéristiques du bien (DGFiP, 2026) |
| Droits de succession | Variables selon le lien de parenté | Les abattements et les taux dépendent de la relation avec le défunt (DGFiP, 2026) |
| Impôt sur la fortune | IFI au-delà de 1,3 million € | Concerne le patrimoine immobilier net imposable, et non les actifs financiers en général (DGFiP, 2026) |
| Année fiscale | Année civile | La déclaration 2026 porte sur les revenus de 2025 (Service-Public, 2026) |
| Date limite de déclaration | 19 mai / 21 mai / 28 mai / 4 juin 2026 | Selon le mode de dépôt et le département de résidence (Service-Public, 2026) |
| Administration fiscale | DGFiP | Direction générale des Finances publiques |
Résidence fiscale en France
La France détermine la résidence fiscale selon plusieurs critères prévus par le droit interne.
Une personne peut être considérée comme fiscalement domiciliée en France notamment lorsque :
- son foyer est situé en France ;
- la France constitue son lieu de séjour principal ;
- elle y exerce son activité professionnelle principale ;
- la France constitue le centre de ses intérêts économiques (DGFiP, 2026).
La règle souvent évoquée des 183 jours ne constitue pas, à elle seule, un critère déterminant. L’administration fiscale française apprécie la situation dans son ensemble en tenant compte du foyer, du lieu de séjour principal, de l’activité professionnelle ainsi que des intérêts économiques. Une personne peut donc devenir résidente fiscale française même si le simple décompte des jours passés sur le territoire ne permet pas d’expliquer sa situation (DGFiP, 2026).
Résidents fiscaux
Les résidents fiscaux français sont, en principe, imposés sur leurs revenus mondiaux, notamment :
- les salaires étrangers ;
- les dividendes étrangers ;
- les intérêts étrangers ;
- les plus-values réalisées via des courtiers étrangers ;
- les revenus provenant d’ETF étrangers.
Les conventions fiscales internationales peuvent toutefois limiter cette imposition ou éviter les situations de double imposition (DGFiP, 2026).
Non-résidents
Les non-résidents sont généralement imposés uniquement sur leurs revenus de source française imposables en France.
Selon la nature des revenus et la convention fiscale applicable, ces revenus peuvent être soumis à des taux minimaux d’imposition ou à une retenue à la source (DGFiP, 2026).
Conventions fiscales internationales
Les conventions fiscales peuvent modifier les règles internes.
Selon les cas, elles permettent :
- une exonération ;
- un crédit d’impôt ;
- un plafonnement de la retenue à la source,
en fonction de la convention applicable et de la catégorie de revenus concernée (DGFiP, 2026).
Impôt sur le revenu en France
La France applique un système progressif d’imposition des revenus des personnes physiques.
L’impôt est calculé au niveau du foyer fiscal selon le mécanisme du quotient familial, qui consiste à diviser le revenu imposable par le nombre de parts fiscales avant d’appliquer le barème progressif.
Barème de l’impôt sur le revenu applicable à la campagne 2026
| Revenu imposable par part | Taux |
|---|---|
| Jusqu’à 11 497 € | 0 % |
| De 11 498 € à 29 315 € | 11 % |
| De 29 316 € à 83 823 € | 30 % |
| De 83 824 € à 180 294 € | 41 % |
| Au-delà de 180 294 € | 45 % |
La France ne prévoit pas d’abattement personnel universel comparable à celui existant dans certains autres pays.
Le montant de l’impôt dépend principalement :
- du barème progressif ;
- du nombre de parts fiscales ;
- des déductions ;
- des crédits d’impôt ;
- des différents abattements prévus par la législation (DGFiP, 2026).
Exemple
Prenons le cas d’une personne célibataire disposant d’un revenu imposable de 40 000 €.
L’intégralité de ce revenu n’est pas imposée au taux de 30 %.
La première tranche est imposée à 0 %, la tranche suivante à 11 %, et seule la fraction dépassant 29 315 € est soumise au taux de 30 %.
Le taux effectif d’imposition est donc sensiblement inférieur au taux marginal le plus élevé.
Les non-résidents percevant des revenus de source française peuvent être soumis à un taux minimal de 20 % jusqu’à un certain seuil puis de 30 % au-delà, sauf lorsque l’application du taux moyen leur est plus favorable (DGFiP, 2026).
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Impôt sur les plus-values — Comment la France impose les revenus d’investissement
Fiscalité des actions et des ETF
En règle générale, les plus-values réalisées sur les actions cotées, les ETF et les autres valeurs mobilières sont soumises au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU).
Pour les plus-values relevant du régime standard en 2026, le taux global est de 31,4 %, composé de :
- 12,8 % d’impôt sur le revenu ;
- 18,6 % de prélèvements sociaux (DGFiP, 2026).
Le PFU s’applique par défaut.
Les contribuables peuvent toutefois opter pour l’imposition selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu en cochant l’option 2OP dans leur déclaration. Cette option est globale : elle s’applique à l’ensemble des revenus mobiliers et des plus-values concernés, et non à chaque titre individuellement (DGFiP, 2026).
La France ne prévoit pas d’abattement annuel général applicable aux plus-values mobilières réalisées sur un compte-titres ordinaire.
Des règles particulières peuvent exister pour certains dispositifs fiscaux tels que le Plan d’Épargne en Actions (PEA), mais les comptes-titres ordinaires ne bénéficient pas d’une exonération annuelle générale (DGFiP, 2026).
Les moins-values sur valeurs mobilières peuvent généralement être imputées sur les plus-values de même nature.
Les pertes non utilisées peuvent être reportées pendant une durée maximale de 10 ans (Service-Public, 2026).
Enfin, contrairement à certaines idées reçues, le régime standard du PFU ne prévoit pas d’exonération générale fondée uniquement sur la durée de détention des actions cotées ou des ETF (DGFiP, 2026).
ETF de capitalisation ou ETF de distribution
La France ne prévoit pas de régime général d’imposition annuelle fondé sur une distribution réputée pour les détenteurs d’ETF, contrairement à certains autres pays européens.
Pour les investisseurs détenant des ETF sur un compte-titres ordinaire, l’imposition intervient généralement :
- lors de la distribution effective des revenus ;
- lors de la cession des parts avec réalisation d’une plus-value imposable ;
sauf lorsque les investissements sont détenus dans une enveloppe fiscale telle qu’un PEA (DGFiP, 2026).
ETF de capitalisation
Les ETF de capitalisation réinvestissent automatiquement les revenus au sein du fonds.
Pour les investisseurs particuliers, le principal fait générateur d’imposition est généralement la vente des parts, sauf en cas de distribution imposable ou d’autre événement fiscal spécifique (DGFiP, 2026).
ETF de distribution
Les ETF de distribution versent directement leurs revenus aux investisseurs.
Ces distributions sont généralement considérées comme des revenus de capitaux mobiliers imposables et relèvent, selon la situation du contribuable, du régime du PFU ou de l’option pour le barème progressif (DGFiP, 2026).
ETF UCITS
Les ETF UCITS ne bénéficient pas d’un régime fiscal spécifique du seul fait de leur statut.
Leur traitement fiscal dépend principalement :
- du type de compte sur lequel ils sont détenus, notamment un compte-titres ordinaire, un PEA ou une autre enveloppe fiscale ;
- de la nature du revenu, qu’il s’agisse d’une plus-value ou d’une distribution (DGFiP, 2026).
ETF étrangers
Les résidents fiscaux français doivent déclarer leurs ETF étrangers conformément à la législation française.
Lorsqu’ils sont détenus auprès d’un courtier étranger, ces comptes peuvent également entraîner des obligations déclaratives spécifiques relatives aux comptes ouverts à l’étranger (DGFiP, 2026).
Fiscalité des dividendes et retenue à la source
Les résidents fiscaux français sont, en règle générale, imposés au PFU sur les dividendes imposables.
En 2026, le taux global du PFU est de 31,4 %, composé de :
- 12,8 % d’impôt sur le revenu ;
- 18,6 % de prélèvements sociaux (DGFiP, 2026).
Les contribuables peuvent toutefois choisir l’imposition selon le barème progressif.
Dans ce cas, les dividendes éligibles peuvent bénéficier d’un abattement de 40 %, mais cette option s’applique globalement à l’ensemble des revenus mobiliers et des plus-values concernés (DGFiP, 2026).
Dividendes étrangers
Les dividendes étrangers perçus par des résidents fiscaux français sont généralement imposables en France.
Les retenues à la source prélevées à l’étranger peuvent ouvrir droit à un crédit d’impôt lorsque la convention fiscale applicable le prévoit (DGFiP, 2026).
Dividendes versés à des non-résidents
Le régime applicable aux non-résidents diffère de celui des résidents.
Les dividendes de source française peuvent être soumis à une retenue à la source dont le taux dépend du droit interne ainsi que de la convention fiscale applicable. Ce régime ne doit pas être confondu avec celui du PFU applicable aux résidents (DGFiP, 2026).
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Comment déclarer ses revenus d’investissement en France
Étape 1 — Rassembler les relevés de votre courtier
Les investisseurs devraient conserver :
- les relevés annuels du courtier ;
- l’historique des transactions ;
- les relevés de dividendes ;
- les relevés d’intérêts ;
- les certificats de retenue à la source étrangère ;
- les justificatifs des taux de change utilisés.
Étape 2 — Calculer les plus-values, les pertes, les dividendes et les intérêts
Les contribuables doivent identifier :
- les plus-values réalisées ;
- les moins-values ;
- les dividendes ;
- les intérêts ;
- les revenus de source étrangère.
Les opérations réalisées auprès de courtiers étrangers peuvent nécessiter une conversion en euros selon une méthode cohérente, qu’il convient de pouvoir justifier (DGFiP, 2026).
Étape 3 — Compléter les formulaires appropriés
Les principaux formulaires utilisés sont notamment :
- Formulaire 2042 — déclaration principale ;
- Formulaire 2042-C — déclaration complémentaire ;
- Formulaire 2047 — revenus de source étrangère ;
- Formulaire 2074 — certaines plus-values mobilières ;
- Formulaires 3916 et 3916-bis — comptes ouverts à l’étranger, comptes d’actifs numériques et certains contrats étrangers (DGFiP, 2026).
Étape 4 — Déposer la déclaration
La déclaration en ligne est généralement obligatoire, sauf lorsque le contribuable est autorisé à déposer une déclaration papier.
La campagne déclarative 2026 portant sur les revenus de 2025 a débuté le 9 avril 2026 (Service-Public, 2026).
Étape 5 — Régler l’impôt dû
Le paiement de l’impôt intervient selon la situation du contribuable :
- par prélèvement à la source ;
- par acomptes ;
- à réception de l’avis d’imposition.
Les modalités exactes dépendent de la situation personnelle ainsi que des informations figurant sur l’avis d’imposition (DGFiP, 2026).
Fiscalité des investissements étrangers
Les résidents fiscaux français sont généralement imposés sur l’ensemble de leurs revenus mondiaux.
Cela concerne notamment :
- les comptes ouverts auprès de courtiers étrangers ;
- les ETF étrangers ;
- les actions étrangères ;
- les obligations étrangères ;
- les comptes d’épargne détenus à l’étranger (DGFiP, 2026).
Comptes ouverts auprès de courtiers étrangers
Les comptes ouverts auprès de courtiers étrangers peuvent devoir être déclarés au moyen des formulaires 3916 ou 3916-bis.
Cette obligation peut notamment concerner des plateformes telles que :
- Interactive Brokers ;
- DEGIRO ;
- Trading 212 ;
- eToro ;
- Saxo Bank.
Son application dépend toutefois de l’entité juridique concernée ainsi que du lieu où le compte est effectivement ouvert (DGFiP, 2026).
Dividendes étrangers
Les dividendes étrangers doivent généralement être déclarés comme revenus de source étrangère.
Les retenues à la source étrangères peuvent ouvrir droit à un crédit d’impôt lorsque la convention fiscale applicable le prévoit, mais le calcul dépend de la convention concernée ainsi que de la catégorie de revenus (DGFiP, 2026).
Intérêts étrangers
Les intérêts provenant de comptes bancaires ou d’obligations détenus à l’étranger sont généralement imposables en France, sauf disposition particulière prévoyant une exonération (DGFiP, 2026).
Conversion des devises
Les investisseurs devraient conserver les justificatifs des taux de change utilisés pour convertir en euros :
- les revenus étrangers ;
- les plus-values ;
- les retenues à la source.
Déclaration des comptes étrangers
L’absence de déclaration d’un compte étranger soumis à cette obligation peut entraîner des sanctions.
La déclaration des comptes détenus à l’étranger constitue donc l’une des principales obligations fiscales des investisseurs résidents français (DGFiP, 2026).
Autres impôts importants en France
TVA
Le taux normal de TVA en France est de 20 %.
Les principaux taux réduits sont :
- 10 % ;
- 5,5 % ;
- 2,1 % (Service-Public / Entreprendre, 2026).
Ces taux réduits s’appliquent uniquement à certaines catégories de biens et de services prévues par la loi, notamment dans les secteurs de la restauration, de la rénovation, de l’alimentation, du livre, de la santé ou de la presse.
Fiscalité immobilière
La France applique plusieurs impôts locaux liés à la propriété immobilière.
La principale taxe supportée par les propriétaires est généralement la taxe foncière.
Son montant varie selon :
- la commune ;
- le département ;
- les caractéristiques du bien immobilier.
Il n’existe donc pas de taux national unique applicable à tous les propriétaires (DGFiP, 2026).
Les non-résidents propriétaires d’un bien immobilier situé en France peuvent également être redevables des impôts immobiliers français.
Les revenus locatifs provenant d’un bien situé en France constituent des revenus de source française et doivent généralement être déclarés en France (DGFiP, 2026).
Les plus-values immobilières relèvent d’un régime distinct.
La réglementation prévoit l’application de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux, avec des abattements liés à la durée de détention pouvant conduire, sous certaines conditions, à une exonération après une longue période de conservation (DGFiP, 2026).
Droits de succession et de donation
La France applique des droits de succession et des droits de donation, dont le montant dépend principalement :
- du lien de parenté entre le donateur ou le défunt et le bénéficiaire ;
- de la valeur des biens transmis ;
- des abattements prévus par la loi (DGFiP, 2026).
Les transmissions entre époux ou partenaires liés par un PACS sont, en règle générale, exonérées de droits de succession.
Les enfants bénéficient d’un abattement spécifique avant application du barème progressif, tandis que les transmissions entre personnes plus éloignées sont généralement soumises à une fiscalité plus lourde (DGFiP, 2026).
Les donations relèvent de règles proches de celles applicables aux successions, avec des abattements renouvelables sous certaines conditions.
Impôt sur la fortune immobilière (IFI)
La France ne prélève plus d’impôt général sur la fortune.
En revanche, les personnes dont le patrimoine immobilier net imposable dépasse 1,3 million d’euros sont susceptibles d’être assujetties à l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) (DGFiP, 2026).
L’IFI concerne principalement :
- les immeubles détenus directement ;
- certains droits immobiliers ;
- certaines participations dans des sociétés à prépondérance immobilière.
Les actifs financiers ordinaires, tels que :
- les actions ;
- les ETF ;
- les obligations ;
- les OPCVM ;
- les liquidités,
n’entrent généralement pas dans l’assiette de l’IFI, sauf exceptions prévues par la loi (DGFiP, 2026).
Avantages fiscaux et dispositifs d’investissement fiscalement avantageux
La France propose plusieurs enveloppes fiscales destinées à encourager l’investissement de long terme.
Plan d’Épargne en Actions (PEA)
Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) est le principal dispositif fiscal destiné aux investisseurs particuliers.
Sous réserve du respect des conditions prévues par la législation, les plus-values et les revenus générés au sein du PEA peuvent bénéficier d’une exonération d’impôt sur le revenu après une certaine durée de détention. Les prélèvements sociaux demeurent toutefois applicables dans les conditions prévues par la loi (DGFiP, 2026).
Assurance-vie
L’assurance-vie constitue également un outil majeur de gestion patrimoniale en France.
Elle offre, sous certaines conditions, un régime fiscal favorable en matière de rachats ainsi que de transmission du patrimoine, notamment après plusieurs années de détention (Service-Public ; DGFiP, 2026).
Plan d’Épargne Retraite (PER)
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) permet, dans certaines limites, de déduire les versements du revenu imposable tout en préparant la retraite.
La fiscalité applicable à la sortie dépend du mode de déblocage et de la nature des sommes retirées (Service-Public ; DGFiP, 2026).
Comparez la fiscalité en Europe
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[Carte comparative de la fiscalité de l’UE]
Dates limites et échéances importantes
Pour la campagne déclarative 2026 portant sur les revenus de 2025, les principales échéances sont les suivantes :
- 19 mai 2026 : date limite de dépôt de la déclaration papier ;
- 21 mai 2026 : déclaration en ligne pour certains départements ;
- 28 mai 2026 : deuxième échéance de déclaration en ligne ;
- 4 juin 2026 : dernière échéance de déclaration en ligne selon le département de résidence (Service-Public, 2026).
Les investisseurs devraient également veiller à :
- conserver les relevés annuels de leurs courtiers ;
- vérifier les imprimés fiscaux uniques lorsqu’ils sont disponibles ;
- conserver les justificatifs des retenues à la source étrangères ;
- déclarer les comptes ouverts à l’étranger lorsque cette obligation s’applique.
Les erreurs fiscales les plus fréquentes des investisseurs
Oublier de déclarer un compte détenu à l’étranger
Les comptes ouverts auprès de courtiers étrangers peuvent devoir être déclarés au moyen des formulaires 3916 ou 3916-bis.
L’omission de cette déclaration peut entraîner des sanctions importantes (DGFiP, 2026).
Choisir le PFU sans comparer avec le barème progressif
Le PFU constitue le régime applicable par défaut, mais il n’est pas systématiquement le plus avantageux.
Selon la situation du foyer fiscal, l’option pour le barème progressif peut parfois conduire à une imposition plus faible.
Oublier les crédits d’impôt étrangers
Les retenues à la source prélevées à l’étranger peuvent souvent être imputées sur l’impôt français grâce aux conventions fiscales.
Confondre les règles du PEA et du compte-titres ordinaire
Les avantages fiscaux du PEA ne s’appliquent pas automatiquement aux titres détenus sur un compte-titres ordinaire.
Négliger les justificatifs
Les investisseurs devraient conserver :
- les relevés de courtage ;
- les justificatifs de dividendes ;
- les certificats de retenue à la source ;
- les justificatifs de conversion des devises.
La France est-elle fiscalement avantageuse pour les investisseurs ?
Avantages
- Existence du PEA, particulièrement avantageux pour les investissements de long terme.
- Régime fiscal attractif de l’assurance-vie.
- Large réseau de conventions fiscales internationales.
- Possibilité d’opter entre le PFU et le barème progressif.
- Les actifs financiers ordinaires ne sont généralement pas soumis à l’IFI.
Inconvénients
- Taux global du PFU fixé à 31,4 %.
- Réglementation fiscale complexe.
- Obligations déclaratives nombreuses pour les investissements étrangers.
- Imposition spécifique des patrimoines immobiliers importants via l’IFI.
- Fiscalité des successions pouvant être élevée selon le lien de parenté.
Profils d’investisseurs auxquels la France convient particulièrement
La France peut être particulièrement adaptée :
- aux investisseurs utilisant un PEA ;
- aux personnes privilégiant l’assurance-vie comme outil patrimonial ;
- aux investisseurs à long terme ;
- aux contribuables pouvant bénéficier du barème progressif plutôt que du PFU ;
- aux résidents souhaitant profiter des nombreuses conventions fiscales conclues par la France.
Elle peut être moins adaptée aux investisseurs recherchant un environnement fiscal très simple ou des taux d’imposition particulièrement faibles.
Ressources associées
Outils fiscaux
- Calculateur de l’impôt sur les plus-values
- Calculateur de fiscalité des ETF
- Calculateur de fiscalité des dividendes
- Calculateur de salaire net
Guides d’investissement
- Investir en France
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Guides pays
- Coût de la vie en France
- Salaire moyen en France
Outils de comparaison
- Carte comparative de la fiscalité de l’UE
- Outil de comparaison du coût de la vie
- Calculateur de salaire net
Avertissement
Cet article est fourni uniquement à des fins générales d’information et de formation. Il ne constitue pas un conseil fiscal, juridique, comptable ou en investissement. Les règles fiscales peuvent évoluer et leur application dépend de la situation individuelle de chaque contribuable. Vérifiez toujours les exigences en vigueur auprès de l’administration fiscale compétente ou consultez un conseiller fiscal qualifié avant de prendre une décision financière ou d’investissement.
Guide fiscal France
Matias Buće possède une formation formelle en droit administratif et plus de dix ans d’expérience dans l’étude des marchés mondiaux, du trading de devises et des finances personnelles. Sa formation juridique influence son approche de l’investissement, axée sur la réglementation, la structure et la gestion des risques. Sur Finorum, il écrit sur un large éventail de sujets financiers, allant des ETF européens aux stratégies pratiques de gestion financière pour les investisseurs du quotidien.
Sources & References
EU regulations & taxation
Additional educational resources
- Entreprendre.service-public.fr — Fiscalité des dividendes
- Impôt sur les sociétés
- Service-public.fr — Date limite de déclaration
- droits de donation
- Droits de succession
- déclaration en ligne
- déductions
- Impôt sur la fortune
- Impôt sur le revenu
- Impôt sur les plus-values
- L’assurance-vie
- PFU
- Plan d’Épargne en Actions (PEA)
- plus-values immobilières
- résidents fiscaux

