Dernière mise à jour : 7 septembre 2026
Le Portugal impose généralement les dividendes, intérêts et plus-values mobilières perçus par ses résidents au taux de 28 %, tandis que les revenus salariaux et professionnels relèvent d’un barème progressif pouvant atteindre 48 %, auquel s’ajoute une contribution de solidarité pour les revenus élevés.
Le taux de 28 % constitue un repère utile, mais il ne résume pas toute la fiscalité des investisseurs. Les plus-values à court terme peuvent être obligatoirement intégrées au barème progressif pour les contribuables disposant de revenus élevés. Certaines valeurs mobilières cotées et parts de fonds détenues à long terme bénéficient désormais d’une exclusion partielle de la plus-value. Dans d’autres situations, le contribuable peut opter pour l’agrégation au barème lorsque celle-ci produit un résultat plus favorable.
Les crypto-actifs suivent un régime distinct. Les plus-values sur de nombreux crypto-actifs qui ne constituent pas juridiquement des valeurs mobilières peuvent être exonérées lorsque les actifs ont été détenus pendant au moins 365 jours. Les échanges crypto contre crypto peuvent quant à eux permettre de différer l’imposition.
L’ancien régime des résidents non habituels, ou NHR, est fermé à la plupart des nouveaux arrivants. Les bénéficiaires historiques protégés continuent toutefois d’en profiter pendant leur période de dix ans, tandis que le dispositif plus ciblé IFICI est accessible aux personnes exerçant certaines activités de recherche ou d’innovation, ou certaines professions qualifiées.
Ce guide présente les principales règles portugaises applicables en 2026 aux salariés, investisseurs, freelances, retraités et personnes à mobilité internationale. Il reflète les informations disponibles au 7 septembre 2026 et repose principalement sur les sources de l’Autoridade Tributária e Aduaneira (AT) et d’autres institutions publiques portugaises.
Vue d’ensemble de la fiscalité — Les principaux chiffres
| Type d’impôt | Taux ou règle en 2026 | Point essentiel |
|---|---|---|
| Revenus salariaux et autres revenus relevant du barème général des résidents | 12,5 %–48 % | Neuf tranches progressives |
| Contribution additionnelle de solidarité | 2,5 % / 5 % | 2,5 % au-delà de 80 000 € ; 5 % sur la fraction dépassant 250 000 € |
| Plus-values mobilières | Généralement 28 % | Agrégation obligatoire possible pour certaines plus-values à court terme des contribuables à revenus élevés |
| Titres cotés et parts de fonds détenus à long terme | Exclusion de 10 %–30 % de la plus-value | L’exclusion augmente après deux, cinq et huit ans, sous conditions |
| Dividendes et intérêts | Généralement 28 % | Les résidents peuvent opter pour l’agrégation ; certains revenus provenant de juridictions sur liste noire peuvent être taxés à 35 % |
| Plus-value crypto éligible | 0 % après au moins 365 jours | Pour certains crypto-actifs qui ne sont pas des valeurs mobilières ; exceptions applicables |
| Cotisations sociales du salarié | 11 % | Taux de droit commun |
| Cotisations sociales patronales | 23,75 % | Taux de droit commun |
| TVA au taux normal — Portugal continental | 23 % | Madère : 22 % ; Açores : 16 % |
| Impôt sur les sociétés — Portugal continental | 19 % | Taux réduit possible sur la première tranche de bénéfice de certaines PME et petites entreprises à capitalisation intermédiaire |
| IMI sur l’immobilier urbain | Généralement 0,3 %–0,45 % | La commune choisit son taux dans les limites légales |
| AIMI | 0,7 %–1,5 % pour les particuliers | S’applique à certains biens immobiliers urbains portugais au-delà des abattements |
| Transmissions gratuites | Généralement droit de timbre de 10 % | Époux/partenaire, descendants et ascendants généralement exonérés du prélèvement de 10 % |
| Impôt général sur la fortune nette | Aucun en principe | L’AIMI constitue un prélèvement ciblé sur certains actifs immobiliers |
| Année fiscale | Année civile | Du 1er janvier au 31 décembre |
| Période annuelle de déclaration IRS | Du 1er avril au 30 juin | Déclaration en ligne des revenus de l’année précédente |
| Administration fiscale | AT | Autoridade Tributária e Aduaneira |
Résidence fiscale au Portugal
Selon l’article 16 du Code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, une personne est généralement considérée comme résidente fiscale portugaise lorsqu’au cours de l’année concernée elle :
- séjourne au Portugal pendant plus de 183 jours, consécutifs ou non, au cours de toute période de douze mois commençant ou se terminant pendant cette année ; ou
- dispose au Portugal, pendant cette période, d’un logement dans des circonstances indiquant son intention de le conserver et de l’occuper comme résidence habituelle.
D’autres situations prévues par la loi peuvent également entraîner la résidence, notamment pour certains membres d’équipage ou certaines fonctions publiques portugaises exercées à l’étranger. La nationalité n’est pas, à elle seule, déterminante.
Le critère du logement habituel signifie qu’une personne peut devenir résidente fiscale sans avoir passé 184 jours dans le pays. Un bail de longue durée, le transfert de la famille et l’installation de la vie quotidienne au Portugal constituent des éléments importants.
À l’inverse, la simple détention d’une résidence de vacances ne prouve pas automatiquement l’existence d’une résidence habituelle lorsque les circonstances montrent le contraire.
L’article 15 du Code IRS prévoit que les résidents sont imposés sur leurs revenus mondiaux, tandis que les non-résidents ne sont imposables que sur leurs revenus de source portugaise.
En 2026, certains revenus salariaux, revenus d’activité indépendante et pensions de source portugaise perçus par un non-résident sont généralement soumis à un taux de 25 %, sous réserve des conventions fiscales et du droit de l’Union européenne.
Lorsque deux pays considèrent simultanément une personne comme résidente, la convention fiscale applicable retient généralement comme critères le foyer permanent, le centre des intérêts vitaux, le séjour habituel et la nationalité.
La résidence déterminée par la convention ne supprime pas automatiquement les obligations portugaises d’enregistrement et de déclaration.
Résidence sur une partie de l’année
Le Portugal peut reconnaître une résidence fiscale sur une partie de l’année lorsque les conditions légales d’acquisition ou de perte de la résidence sont remplies.
Pendant la période de résidence, les revenus mondiaux doivent généralement être déclarés. Pendant la période de non-résidence, les règles fondées sur la source s’appliquent.
Il est donc important de mettre rapidement à jour l’adresse et le statut fiscal auprès de l’administration et de conserver les justificatifs relatifs aux déplacements et au logement.
Impôt sur le revenu des personnes physiques en 2026
Le barème IRS officiel pour 2026 comporte neuf tranches :
| Revenu annuel imposable | Taux marginal | Montant à déduire |
|---|---|---|
| Jusqu’à 8 342 € | 12,5 % | 0 € |
| 8 342 €–12 587 € | 15,7 % | 266,94 € |
| 12 587 €–17 838 € | 21,2 % | 959,26 € |
| 17 838 €–23 089 € | 24,1 % | 1 476,45 € |
| 23 089 €–29 397 € | 31,1 % | 3 092,77 € |
| 29 397 €–43 090 € | 34,9 % | 4 209,94 € |
| 43 090 €–46 566 € | 43,1 % | 7 743,27 € |
| 46 566 €–86 634 € | 44,6 % | 8 441,48 € |
| Au-delà de 86 634 € | 48 % | 11 387,17 € |
Le montant à déduire permet simplement de calculer l’impôt selon une formule simplifiée qui reproduit le résultat du barème progressif. Il ne s’agit pas d’un abattement personnel supplémentaire.
Les couples mariés et partenaires de fait peuvent généralement choisir l’imposition commune. Dans ce cas, le revenu imposable est divisé par deux pour déterminer le taux, puis l’impôt calculé est doublé.
Contribution additionnelle de solidarité
Selon l’article 68-A, le revenu imposable supérieur à 80 000 € supporte une contribution additionnelle de :
- 2,5 % sur la fraction comprise entre 80 000 € et 250 000 € ;
- 5 % sur la fraction supérieure à 250 000 €.
Cette contribution s’ajoute à l’IRS ordinaire et peut également s’appliquer à certaines plus-values d’investissement lorsqu’elles sont agrégées au barème.
Le Portugal utilise différents abattements, coefficients familiaux et crédits d’impôt plutôt qu’un unique abattement personnel universel.
Des crédits peuvent notamment concerner :
- les personnes à charge ;
- les dépenses de santé ;
- l’éducation ;
- les loyers ;
- les maisons de retraite ;
- certaines dépenses générales du ménage ;
- des dépenses justifiées par factures.
Des plafonds spécifiques et des restrictions liées au revenu s’appliquent.
Exemple de calcul pour un salarié
Un salarié disposant de 35 000 € de revenu imposable se situe dans la tranche marginale de 34,9 %, mais ne paie pas 34,9 % sur l’intégralité du revenu.
En utilisant la formule simplifiée :
35 000 € × 34,9 % − 4 209,94 € = 8 005,06 €
Il s’agit de l’IRS ordinaire avant crédits d’impôt.
Le salaire brut et le revenu imposable ne sont pas identiques. La déduction applicable aux revenus salariaux, les cotisations sociales, le traitement des indemnités de repas, les personnes à charge et les crédits d’impôt modifient le résultat final.
Sécurité sociale
Pour un salarié relevant du régime général :
- le salarié verse 11 % de sa rémunération brute ;
- l’employeur verse généralement 23,75 %.
Le guide officiel des cotisations de la Segurança Social confirme le taux global de droit commun de 34,75 %.
Les membres de certains organes statutaires sont fréquemment soumis à des taux de 9,3 % pour le salarié et 20,3 % pour l’employeur, selon leur qualification.
Les travailleurs indépendants acquittent généralement des cotisations au taux de 21,4 %.
L’assiette est déterminée à partir du « revenu pertinent », couramment :
- 70 % des revenus de prestations de services ;
- 20 % des recettes provenant de la production ou de la vente de biens.
Le calcul repose sur des déclarations trimestrielles et comporte des montants minimaux et maximaux, des exonérations et des mécanismes d’ajustement.
Les entrepreneurs individuels relevant du régime de comptabilité organisée peuvent relever d’une méthode différente.
Une nouvelle activité indépendante peut bénéficier d’une période initiale d’exonération. Les personnes exerçant simultanément une activité salariée peuvent également bénéficier d’une exonération lorsque les seuils et conditions légales sont remplis.
Un régime de sécurité sociale étranger peut rester applicable dans le cadre des règles de coordination européennes ou d’une convention bilatérale, généralement avec un certificat A1 ou une attestation de couverture.
Les cotisations de sécurité sociale et l’IRS sont des prélèvements distincts. La cotisation salariale de 11 % ne représente donc pas toute la différence entre le salaire brut et le salaire net.
Plus-values sur actions, ETF et obligations
Le solde annuel positif des plus-values et moins-values provenant d’actions, d’obligations, d’ETF et de nombreux autres instruments financiers est généralement taxé au taux spécial de 28 % prévu par l’article 72 du Code IRS.
Il n’existe pas d’abattement annuel général sur les plus-values mobilières.
La plus-value imposable correspond généralement au prix de cession diminué du coût d’acquisition documenté et des frais de transaction éligibles.
L’impôt intervient lors de la cession ou du rachat. La hausse latente ordinaire du portefeuille n’est pas imposée chaque année.
Agrégation obligatoire de certaines plus-values à court terme
Le taux forfaitaire de 28 % n’est pas toujours applicable.
Le solde annuel positif provenant de certaines valeurs mobilières détenues pendant moins de 365 jours doit être obligatoirement agrégé aux revenus généraux lorsque le revenu imposable du contribuable, solde inclus, atteint le seuil de la tranche la plus élevée du barème de 2026, soit 86 634 €.
Le solde est alors soumis au barème progressif pouvant atteindre 48 %, ainsi qu’éventuellement à la contribution additionnelle de solidarité.
Cette condition s’apprécie à partir du solde annuel défini par la loi et du revenu imposable global, et non de la plus-value d’une seule opération.
Agrégation sur option
En dehors des situations où elle est obligatoire, un résident peut généralement choisir d’agréger certaines plus-values de catégorie G.
Cette option peut être intéressante pour une personne dont le taux progressif est inférieur à 28 % ou souhaitant conserver et utiliser certaines moins-values.
Il faut toutefois examiner la portée globale de l’option et son interaction avec les autres revenus.
Le contribuable ne doit pas supposer qu’il peut sélectionner librement uniquement la transaction bénéficiaire ou déficitaire qui l’arrange.
Exclusion partielle pour détention à long terme de titres cotés
Selon l’article 43(5) du Code IRS, certaines plus-values et moins-values provenant de valeurs mobilières admises à la négociation et de parts d’organismes de placement collectif ouverts bénéficient d’une exclusion partielle selon leur durée de détention :
| Durée de détention | Fraction de la plus-value nette exclue | Taux effectif indicatif si le solde restant est taxé à 28 % |
|---|---|---|
| Plus de 2 ans mais moins de 5 ans | 10 % | 25,2 % |
| Au moins 5 ans mais moins de 8 ans | 20 % | 22,4 % |
| Au moins 8 ans | 30 % | 19,6 % |
Les taux effectifs indiqués ne sont que des illustrations simples avant prise en compte d’une éventuelle agrégation ou d’autres règles.
L’éligibilité dépend de l’instrument et des conditions légales relatives à la cotation ou au fonds.
Détenir un actif privé non coté pendant huit ans ne suffit pas à bénéficier de cette exclusion.
Cette disposition est importante : les plus-values mobilières portugaises ne sont donc pas systématiquement taxées sur 100 % de leur montant au taux de 28 %.
Microentreprises et petites entreprises
Pour certaines cessions d’actions de microentreprises ou de petites entreprises non cotées remplissant les conditions, seuls 50 % de la plus-value peuvent être imposables.
Cet avantage est distinct de l’exclusion liée à la durée de détention des actifs cotés.
Moins-values
Les pertes sont compensées selon les règles applicables à la catégorie G.
Un solde négatif sur valeurs mobilières peut généralement être reporté pendant cinq ans lorsque le contribuable choisit l’agrégation. L’agrégation obligatoire peut également modifier son traitement.
Le rattachement des pertes à l’investissement ne permet pas, à lui seul, de les imputer sur les salaires, dividendes ou intérêts.
Les historiques doivent indiquer aussi bien le coût que la date d’acquisition, puisque le critère des 365 jours et les exclusions pour détention à long terme dépendent tous deux de la durée de détention.
Pour effectuer une première estimation, utilisez le calculateur Finorum de l’impôt sur les plus-values au Portugal.
ETF et fonds d’investissement
Le Portugal n’applique pas de système universel de distribution réputée ou de deemed disposal annuel aux ETF détenus par les particuliers.
L’imposition intervient généralement lorsqu’un dividende ou une distribution est versé, ou lorsque les parts sont vendues ou rachetées.
ETF de capitalisation
Un ETF de capitalisation conserve ses revenus au sein du fonds.
L’investisseur constate normalement une plus-value ou une moins-value lors de la vente ou du rachat des parts plutôt que de déclarer chaque année les dividendes perçus et conservés par le fonds.
Les exclusions partielles pour durée de détention peuvent s’appliquer aux parts de fonds ouverts éligibles lorsque toutes les conditions sont remplies.
ETF de distribution
Une distribution en espèces constitue généralement un revenu d’investissement de catégorie E, taxé à 28 %, sauf agrégation ou règle particulière.
L’utilisation du terme « dividende » par un courtier ne signifie pas nécessairement que le paiement constitue juridiquement un dividende direct de société éligible à toutes les règles propres aux dividendes.
Domiciliation du fonds et retenues à la source
Le statut UCITS n’accorde aucune exonération personnelle générale.
Les fonds irlandais, luxembourgeois, portugais ou établis dans d’autres pays peuvent avoir des structures juridiques différentes et être soumis à des retenues à la source et à des obligations déclaratives distinctes.
L’impôt supporté au niveau du fonds n’ouvre généralement pas droit à un crédit d’impôt étranger pour l’investisseur.
Une retenue directement appliquée à l’investisseur peut en revanche ouvrir droit à un crédit d’impôt selon les règles applicables.
Dividendes
Les résidents paient généralement 28 % sur les dividendes.
Les payeurs portugais retiennent normalement l’impôt directement, tandis que les dividendes étrangers sont déclarés dans la déclaration annuelle.
Un résident peut généralement opter pour l’agrégation.
Lorsqu’un dividende éligible est versé par une société portugaise ou européenne remplissant les conditions comparables à celles de la directive mère-filiale, seulement 50 % du dividende peut entrer dans l’assiette du barème progressif en cas d’agrégation.
Cette option peut être avantageuse, mais l’agrégation peut également entraîner l’intégration d’autres revenus de catégorie E éligibles et soumettre les revenus élevés à la contribution de solidarité.
La règle des 50 % ne s’applique pas automatiquement à toute distribution d’ETF ou tout dividende provenant de n’importe quel pays.
La résidence de la société, son statut fiscal et sa forme juridique sont déterminants.
L’impôt retenu à l’étranger peut généralement être imputé dans la limite du plus faible des montants suivants :
- l’impôt étranger effectivement acquitté ;
- l’impôt portugais correspondant au même revenu ;
le tout sous réserve du plafond prévu par la convention lorsqu’elle existe.
Le remboursement de toute retenue excédentaire dans le pays de source doit généralement être demandé dans ce pays.
Les revenus versés par des entités ou par l’intermédiaire d’entités situées dans une juridiction figurant sur la liste noire portugaise peuvent être soumis à un taux de 35 % au lieu de 28 %.
L’investisseur doit examiner le payeur et la source juridique du revenu, et non uniquement l’emplacement de son courtier.
Intérêts
Les intérêts provenant de dépôts bancaires portugais et de nombreux titres portugais sont généralement soumis à une retenue de 28 % pour les résidents.
Les intérêts étrangers sont normalement déclarés et taxés à 28 %.
L’agrégation sur option est possible dans certaines situations.
Les limitations relatives au crédit d’impôt étranger évoquées pour les dividendes s’appliquent également en principe aux intérêts.
Le revenu brut et la retenue étrangère doivent être déclarés séparément. Indiquer uniquement le montant net crédité par la banque conduit à sous-estimer le revenu à déclarer.
Les coupons obligataires et les plus-values réalisées lors de la vente d’une obligation constituent deux types de rendement distincts.
Les intérêts courus, obligations zéro coupon, produits structurés et distributions de fonds peuvent nécessiter une qualification propre à chaque instrument.
Fiscalité des cryptomonnaies
Le Portugal n’est plus une juridiction où les crypto-actifs seraient universellement exonérés d’impôt. Son exonération après 365 jours reste néanmoins particulièrement importante.
L’AT publie à la fois un guide pratique sur la fiscalité des crypto-actifs et les dispositions en vigueur de l’article 10 du Code IRS.
Pour les crypto-actifs éligibles qui ne constituent pas juridiquement des valeurs mobilières :
- une plus-value réalisée après une détention d’au moins 365 jours est généralement exonérée ;
- une plus-value réalisée avant 365 jours est généralement taxée à 28 % ;
- l’échange d’un crypto-actif éligible contre un autre permet généralement de différer l’imposition, le prix d’acquisition et l’historique de détention étant transférés au nouvel actif selon les règles légales.
Une cession comprend notamment l’échange contre :
- une monnaie fiduciaire ;
- des biens ;
- des services ;
- une contrepartie ne constituant pas un crypto-actif éligible.
Un transfert entre deux portefeuilles numériques appartenant à la même personne ne constitue pas une vente mais doit être documenté.
L’exonération ou le report peuvent être refusés ou modifiés lorsqu’une contrepartie, un dépositaire ou une entité concernée est liée à une juridiction figurant sur la liste noire portugaise.
Les jetons juridiquement qualifiés de valeurs mobilières sortent de la définition ordinaire des crypto-actifs et suivent les règles applicables aux titres.
Les NFT sont eux aussi exclus de la définition légale des crypto-actifs pour ce régime.
Staking, minage et autres récompenses
Le minage exercé à titre commercial et la validation de transactions on-chain, y compris certaines activités de staking, peuvent constituer un revenu professionnel de catégorie B.
L’imposition peut, selon les règles détaillées, être différée jusqu’à la cession du crypto-actif reçu contre une contrepartie.
Les revenus provenant du placement de crypto-actifs, notamment certaines formes de staking délégué, peuvent constituer des revenus d’investissement de catégorie E.
Lorsque ces revenus sont versés en crypto-actifs, leur prise en compte fiscale peut être différée jusqu’à la cession et relever alors de la catégorie G, sous réserve des exceptions applicables.
La cessation de certaines activités ou la perte de la résidence fiscale portugaise peut être assimilée à une cession.
Les investisseurs qui quittent le Portugal avec un portefeuille important de crypto-actifs doivent donc vérifier les conséquences fiscales avant leur changement de résidence.
La qualification juridique et la forme de la transaction étant déterminantes, il convient de suivre les instructions de l’AT plutôt que l’ancienne réputation du Portugal comme pays où les cryptomonnaies seraient toujours exonérées.
Investissements étrangers et conversion des devises
Les résidents portugais déclarent leurs investissements mondiaux imposables, que le courtier soit portugais ou étranger.
Les plateformes étrangères ne complètent généralement pas les annexes portugaises du Modelo 3.
Il convient de conserver :
- les confirmations d’opérations et relevés annuels ;
- les dates et coûts d’acquisition et de cession ;
- les avis de dividendes, intérêts et distributions de fonds ;
- les attestations d’impôts étrangers ;
- la forme juridique de l’instrument, sa cotation et la documentation du fonds ;
- les historiques des portefeuilles numériques et des plateformes de crypto-actifs ;
- les taux de change et calculs en euros.
Les revenus et gains libellés en devises étrangères doivent être convertis en euros conformément aux règles portugaises relatives à la date et au taux de change.
Le résultat annuel calculé dans la devise de base du courtier peut donc différer du gain fiscal portugais, puisque le coût d’acquisition et le produit de cession interviennent à des dates différentes.
Les comptes bancaires et comptes-titres étrangers sont généralement identifiés dans l’annexe J, notamment au moyen de l’IBAN ou du BIC lorsqu’ils sont demandés, même lorsque le compte n’a généré aucun revenu imposable.
L’échange automatique d’informations via CRS ne remplace pas cette obligation déclarative.
Comment déclarer les revenus d’investissement
Les résidents déposent le Modelo 3 par voie électronique via le service officiel Modelo 3 du Portal das Finanças.
Parmi les annexes courantes figurent :
| Annexe | Utilisation courante |
|---|---|
| Annexe A | Revenus salariaux et pensions versés par des entités portugaises |
| Annexe B ou C | Activité indépendante ou professionnelle |
| Annexe E | Revenus d’investissement de source portugaise lorsqu’une déclaration ou agrégation est nécessaire |
| Annexe F | Revenus locatifs |
| Annexe G | Plus-values portugaises, y compris certaines opérations sur valeurs mobilières ou crypto-actifs |
| Annexe G1 | Certaines plus-values exonérées |
| Annexe J | Revenus et plus-values étrangers ainsi que comptes étrangers |
L’annexe exacte dépend de la source et de la catégorie du revenu.
La vente d’une action étrangère doit normalement être examinée au regard des rubriques de l’annexe J et non inscrite dans l’annexe G simplement parce qu’il s’agit d’une plus-value.
Processus de déclaration
- Vérifier la résidence fiscale et l’éventuelle période de résidence sur une partie de l’année.
- Comparer les retenues portugaises aux relevés des banques et courtiers.
- Séparer les revenus portugais et étrangers par catégorie.
- Calculer les gains et pertes annuels, les durées de détention et les exclusions applicables.
- Déterminer si l’agrégation est facultative, obligatoire ou défavorable.
- Déclarer les revenus étrangers pour leur montant brut et demander les crédits d’impôt disponibles.
- Déclarer les comptes étrangers concernés et transmettre le Modelo 3 en ligne.
- Vérifier l’avis d’imposition et payer avant l’échéance indiquée.
Les déclarations relatives à l’année civile précédente sont déposées du 1er avril au 30 juin, quelle que soit la catégorie de revenu, comme le confirme la FAQ officielle de l’AT.
Pour une déclaration électronique transmise dans les délais, l’AT émet généralement l’avis avant le 31 juillet et le paiement est normalement dû au plus tard le 31 août.
Si l’avis est émis plus tard, la date indiquée sur celui-ci doit être respectée.
Emploi, freelance et télétravail
Le revenu salarial est généralement rattaché au lieu où le travail est physiquement effectué.
Un résident portugais travaillant depuis le Portugal pour un employeur étranger peut donc avoir un salaire imposable au Portugal même s’il est payé à l’étranger.
L’employeur étranger peut également être soumis à des obligations portugaises de paie, de sécurité sociale ou liées à l’existence d’un établissement stable.
Les revenus professionnels relèvent de la catégorie B.
Les petits prestataires utilisent souvent le régime simplifié, dans lequel des coefficients légaux déterminent la fraction imposable du chiffre d’affaires. Certains contribuables doivent justifier des dépenses pour conserver l’intégralité de l’avantage.
Le régime de comptabilité organisée peut devenir obligatoire au-delà du seuil prévu par la loi ou être choisi sur option.
La TVA, les retenues à la source, les acomptes et la sécurité sociale fonctionnent indépendamment du coefficient utilisé pour l’IRS.
Le simple fait d’émettre un recibo verde ne prouve pas que la relation constitue juridiquement une activité indépendante.
Nomades numériques
Un visa portugais de nomade numérique est une autorisation d’immigration, et non une exonération d’IRS.
Un titulaire de visa qui satisfait à un critère de résidence fiscale est normalement imposé comme résident, sauf si une convention ou un régime particulier modifie ce résultat.
Les revenus d’un travail physiquement exercé au Portugal ne deviennent pas automatiquement des revenus étrangers exonérés au seul motif que les clients sont établis à l’étranger.
NHR et IFICI
Ancien régime des résidents non habituels
Le régime NHR est fermé à la plupart des nouveaux arrivants depuis 2024, sous réserve de certaines règles transitoires prévues à l’article 16 et dans les dispositions de transition.
Les personnes valablement enregistrées au titre du NHR conservent leur période initiale d’avantages de dix ans, à condition de continuer à remplir les conditions propres à leur situation.
Le traitement fiscal prévu par l’ancien régime NHR dépend :
- de la nature du revenu ;
- de son pays de source ;
- de la convention applicable.
Il est donc inexact d’affirmer que tous les revenus étrangers sont exonérés ou que tous les revenus professionnels portugais sont automatiquement taxés à 20 %.
Les pensions des personnes ayant rejoint le régime au cours de certaines années à partir de 2020 peuvent être taxées à 10 %, tandis que les anciens bénéficiaires peuvent relever d’autres règles.
L’achat d’un logement, l’obtention d’un visa ou le simple fait de devenir résident en 2026 ne crée pas, en soi, de droit au régime NHR.
IFICI — Incitation fiscale à la recherche scientifique et à l’innovation
Le régime IFICI, parfois présenté commercialement comme « NHR 2.0 », est nettement plus ciblé.
Un nouveau résident remplissant les conditions, qui n’était pas résident fiscal portugais pendant les cinq années précédentes et exerce une activité éligible, peut bénéficier :
- d’un taux spécial de 20 % sur certains revenus portugais de catégorie A ou B ;
- d’une exonération générale de nombreuses catégories de revenus étrangers, à l’exception notamment des pensions et revenus de juridictions sur liste noire, sous réserve des conditions légales, de la progressivité et des conventions.
Le dispositif dure généralement dix années consécutives à compter de l’enregistrement comme résident.
Les activités éligibles comprennent notamment :
- certaines activités de recherche scientifique ;
- l’enseignement supérieur ;
- certains emplois de R&D reconnus ;
- certains emplois qualifiés dans des start-up certifiées ;
- d’autres activités ou entités expressément prévues par la législation.
Le simple intitulé du poste ne suffit pas.
Les bénéficiaires ne peuvent pas cumuler librement IFICI avec NHR ou certains programmes de retour et ne doivent pas avoir bénéficié précédemment du régime IFICI.
L’enregistrement et la confirmation annuelle de l’activité peuvent impliquer l’AT ainsi que, selon la catégorie, la FCT, Startup Portugal ou une autre autorité compétente.
La FAQ officielle de l’AT consacrée à IFICI détaille les catégories et échéances.
Autres avantages fiscaux pour les particuliers
Régime des anciens résidents
Selon le régime officiel des anciens résidents prévu à l’article 12-A, les personnes éligibles revenant s’installer au Portugal en 2024, 2025 ou 2026 peuvent exclure 50 % de certains revenus salariaux et d’activité indépendante.
L’avantage est soumis à un plafond annuel de revenus de 250 000 € et s’applique pendant cinq ans.
Des conditions relatives aux périodes antérieures de non-résidence et de résidence au Portugal doivent être remplies.
Ce dispositif est distinct du NHR et d’IFICI.
IRS Jovem
Certains contribuables âgés de 35 ans ou moins peuvent bénéficier d’une exonération partielle des revenus des catégories A et B pendant une durée maximale de dix ans.
La fraction exonérée diminue généralement au fil du temps et un plafond annuel s’applique.
Certaines personnes à charge et certains bénéficiaires de régimes incompatibles sont exclus.
L’éligibilité doit être vérifiée chaque année et ne doit pas être déduite uniquement de l’âge du contribuable.
Impôt sur les sociétés
Pour les exercices ouverts en 2026, le taux normal de l’impôt sur les sociétés au Portugal continental est de 19 %.
Un taux réduit de 15 % s’applique généralement aux premiers 50 000 € de bénéfice imposable de certaines PME et petites entreprises à capitalisation intermédiaire, puis le taux de 19 % s’applique au solde.
Ces taux et les réductions progressives prévues pour les années futures figurent à l’article 87 du Code de l’impôt sur les sociétés.
Les taux régionaux peuvent être inférieurs.
La derrama municipal peut représenter un prélèvement supplémentaire allant jusqu’à 1,5 % du bénéfice imposable.
Une surtaxe d’État progressive s’applique également aux bénéfices élevés.
Les régimes d’exonération liés aux participations, les pertes, le financement, les prix de transfert et les règles relatives au bénéficiaire effectif peuvent modifier sensiblement le résultat.
Créer une société ne permet donc pas automatiquement de limiter l’imposition définitive des revenus d’investissement personnels à 19 %.
Il faut modéliser conjointement :
- la rémunération ;
- l’impôt sur les sociétés ;
- l’imposition des dividendes ;
- la sécurité sociale ;
- les coûts administratifs.
TVA
Les taux de TVA portugais diffèrent selon la région.
Les trois barèmes régionaux figurent à l’article 18 du Code de la TVA :
| Région | Taux normal | Taux intermédiaire | Taux réduit |
|---|---|---|---|
| Portugal continental | 23 % | 13 % | 6 % |
| Madère | 22 % | 12 % | 4 % |
| Açores | 16 % | 9 % | 4 % |
Le taux applicable dépend du bien livré ou du service fourni, du client et du lieu d’imposition.
Une opération à taux zéro et une opération exonérée ne sont pas juridiquement équivalentes, notamment en matière de déduction de la TVA sur les achats.
L’exonération destinée aux petites entreprises prévue à l’article 53 dépend du chiffre d’affaires, du lieu d’établissement et de l’activité.
Les services transfrontaliers ou opérations européennes peuvent également entraîner des obligations déclaratives même lorsqu’aucune TVA portugaise n’est facturée.
Fiscalité immobilière et plus-values
IMI
L’impôt municipal annuel sur les biens immobiliers repose sur leur valor patrimonial tributário (VPT) et non nécessairement sur leur valeur de marché.
Le guide officiel de l’AT relatif à l’IMI et à l’AIMI confirme les taux municipaux généralement applicables :
- 0,3 % et 0,45 % pour les biens urbains ;
- 0,8 % pour les biens ruraux.
Les actifs détenus via certaines juridictions sur liste noire peuvent supporter des taux majorés.
AIMI
L’Adicional ao Imposto Municipal sobre Imóveis s’applique à la valeur VPT cumulée de certains logements urbains portugais et terrains constructibles.
Les immeubles commerciaux, industriels et destinés aux services sont généralement exclus.
Une personne physique bénéficie normalement d’un abattement de 600 000 €, porté à 1,2 million d’euros lorsque des époux ou partenaires optent pour une imposition commune.
Le tableau officiel des taux AIMI confirme des taux pour les particuliers de :
- 0,7 % ;
- 1 % sur les tranches supérieures ;
- 1,5 % sur la tranche la plus élevée.
Les sociétés supportent couramment un taux de 0,4 %, avec des règles particulières lorsque les biens sont mis à disposition des associés ou détenus par des entités situées dans des juridictions sur liste noire.
L’AIMI ressemble à un impôt limité sur le patrimoine immobilier, mais ne constitue pas un impôt général sur la fortune nette mondiale.
Achat et vente
L’acquéreur peut supporter :
- l’IMT ;
- un droit de timbre de 0,8 % ;
- les frais juridiques et d’enregistrement.
L’IMT dépend notamment de la nature du bien, du prix ou de la VPT, de la localisation et de son utilisation.
L’AT publie les principales catégories et taux de l’IMT.
Pour les résidents, seulement 50 % d’une plus-value immobilière privée portugaise sont généralement agrégés aux autres revenus puis taxés au barème progressif.
Depuis 2023, les plus-values immobilières des particuliers non-résidents suivent également, en règle générale, le mécanisme d’inclusion à 50 % et le barème progressif, le revenu mondial étant pris en compte uniquement pour déterminer le taux.
Une exonération liée à la résidence principale peut s’appliquer lorsque le logement vendu a été la résidence principale du contribuable pendant la durée requise et que le produit net est réinvesti dans une nouvelle résidence principale éligible au Portugal ou dans l’UE/EEE.
Le réinvestissement est généralement possible entre 24 mois avant la vente et 36 mois après celle-ci, sous réserve des obligations de déclaration et d’occupation.
Revenus locatifs
Les revenus locatifs ordinaires relèvent généralement de la catégorie F.
Les revenus provenant de locaux non résidentiels sont couramment taxés au taux spécial de 28 %, tandis que les loyers résidentiels sont généralement soumis à un taux d’imposition distinct de base de 25 %.
Certains contrats résidentiels de longue durée remplissant les conditions peuvent bénéficier de réductions supplémentaires, sous réserve notamment :
- des plafonds de loyer ;
- de l’enregistrement ;
- des autres conditions prévues.
Les dépenses éligibles peuvent être déduites dans la catégorie F.
Les intérêts d’emprunt, amortissements et mobilier ne reçoivent toutefois pas nécessairement le même traitement que les réparations, charges de copropriété, IMI et frais d’entretien dûment documentés.
Le contribuable peut choisir l’agrégation lorsque les conditions sont remplies.
Les locations touristiques de courte durée peuvent constituer une activité professionnelle de catégorie B plutôt que de simples revenus fonciers et entraîner des obligations en matière de TVA, de licence et de sécurité sociale.
Pour comparer différents scénarios, utilisez le calculateur Finorum d’impôt sur les revenus locatifs en Europe.
Successions, donations et droit de timbre
Le Portugal ne prélève pas d’impôt classique sur les successions.
Les transmissions gratuites d’actifs situés au Portugal peuvent néanmoins être soumises à un droit de timbre de 10 %.
Les donations de biens immobiliers portugais peuvent également supporter la composante habituelle de droit de timbre immobilier de 0,8 %.
Sont généralement exonérées du prélèvement de 10 % sur les transmissions gratuites les transmissions au profit :
- du conjoint ou partenaire de fait ;
- des descendants ;
- des ascendants.
Les instructions de l’AT sur les successions confirment l’exonération ainsi que le maintien de certaines obligations déclaratives.
Les frères et sœurs, neveux, nièces, amis et autres bénéficiaires ne bénéficient normalement pas de cette exonération familiale.
L’exonération ne supprime pas nécessairement toutes les formalités, et la composante immobilière de 0,8 % peut continuer à s’appliquer aux donations.
Pour les biens situés à l’étranger, il convient d’examiner le champ territorial de l’impôt sans supposer que le patrimoine mondial d’un résident portugais est automatiquement imposé.
Les distributions et liquidations de trusts obéissent à des règles particulières d’IRS et de droit de timbre selon le bénéficiaire, le constituant et la localisation de la structure ou des actifs.
Plans d’épargne retraite PPR
Un Plano Poupança Reforma éligible peut ouvrir droit à un crédit d’IRS égal à 20 % des cotisations.
L’article 21 du Statut des avantages fiscaux fixe les plafonds annuels de crédit selon l’âge :
- 400 € pour les personnes de moins de 35 ans ;
- 350 € de 35 à 50 ans ;
- 300 € au-delà de 50 ans.
Les revenus générés dans le PPR et certains retraits remplissant les conditions peuvent bénéficier d’une fiscalité effective réduite.
Un retrait anticipé ou effectué en dehors des cas autorisés peut entraîner :
- l’impôt ordinaire ;
- le remboursement des avantages fiscaux antérieurs ;
- des pénalités.
Les frais du produit, les garanties, l’allocation d’actifs et les restrictions de liquidité doivent être examinés parallèlement à l’avantage fiscal.
Le Portugal ne dispose pas d’une enveloppe générale comparable à un ISA permettant de protéger fiscalement n’importe quel portefeuille d’un investisseur particulier.
Erreurs fréquentes à éviter
- Considérer que toutes les plus-values mobilières sont toujours taxées exactement à 28 %.
- Oublier l’agrégation obligatoire des plus-values à court terme lorsque le revenu est élevé.
- Ne pas appliquer l’exclusion de 10 %, 20 % ou 30 % correspondant à une détention à long terme de certains actifs cotés.
- Choisir l’agrégation pour une seule opération sans vérifier la portée plus large de l’option.
- Traiter automatiquement une distribution d’ETF comme un dividende direct éligible d’une société européenne.
- Déclarer les dividendes étrangers nets de retenue plutôt que leur montant brut.
- Supposer que toute plus-value crypto est exonérée ou que la règle des 365 jours couvre les security tokens et les NFT.
- Perdre l’historique de détention des crypto-actifs après un échange crypto contre crypto.
- Omettre les comptes étrangers de l’annexe J simplement parce qu’ils n’ont produit aucun revenu.
- Déclarer une plus-value étrangère dans l’annexe G sans vérifier si elle relève de l’annexe J.
- Croire qu’un visa de nomade numérique donne automatiquement droit au NHR ou à IFICI.
- Présenter l’AIMI comme un impôt général sur la fortune ou, au contraire, l’ignorer complètement.
- Manquer la période annuelle de déclaration du 1er avril au 30 juin.
Principales dates
| Élément | Date |
|---|---|
| Année fiscale 2026 | 1er janvier–31 décembre 2026 |
| Déclaration IRS des revenus de 2025 | 1er avril–30 juin 2026 |
| Déclaration IRS des revenus de 2026 | 1er avril–30 juin 2027 |
| Émission habituelle de l’avis après déclaration dans les délais | Généralement avant le 31 juillet |
| Paiement habituel après déclaration dans les délais | Généralement avant le 31 août |
| Demandes relatives à certains anciens régimes spéciaux | Selon le délai transitoire propre au régime |
En résumé
La fiscalité portugaise reste relativement lisible au premier abord, mais devient nettement plus nuancée lorsqu’on examine les détails.
Le taux de droit commun de 28 % sur les investissements coexiste avec :
- l’agrégation obligatoire ;
- l’agrégation sur option ;
- les exclusions partielles liées à la durée de détention ;
- les crédits d’impôt étrangers ;
- un régime crypto distinct avec exonération possible après 365 jours.
Pour les investisseurs à mobilité internationale, la résidence fiscale et l’éventuelle éligibilité à un ancien régime NHR protégé, à IFICI ou au régime des anciens résidents peuvent avoir davantage d’importance que le seul barème de droit commun.
Pour les autres contribuables, conserver des historiques précis de durée de détention, utiliser la bonne annexe et déclarer les revenus étrangers pour leur montant brut constituent les fondements d’une déclaration portugaise fiable.
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- Salaire moyen en Europe par pays et région
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- Calculateur d’impôt sur les revenus locatifs en Europe
Avertissement
Ce guide est fourni uniquement à des fins générales d’information et de formation. Il ne constitue ni un conseil fiscal, ni un conseil juridique, comptable, migratoire ou en investissement. Le traitement fiscal portugais dépend notamment de la résidence, de la source du revenu, de la qualification juridique de l’instrument, de la durée de détention, de la situation du foyer, des conventions fiscales et des options exercées. Les règles et pratiques administratives peuvent évoluer. Vérifiez toujours les décisions importantes auprès de l’Autoridade Tributária e Aduaneira ou consultez un conseiller fiscal qualifié au Portugal.
Matias Buće possède une formation formelle en droit administratif et plus de dix ans d’expérience dans l’étude des marchés mondiaux, du trading de devises et des finances personnelles. Sa formation juridique influence son approche de l’investissement, axée sur la réglementation, la structure et la gestion des risques. Sur Finorum, il écrit sur un large éventail de sujets financiers, allant des ETF européens aux stratégies pratiques de gestion financière pour les investisseurs du quotidien.
Sources & References
Additional educational resources
- Info.portaldasfinancas.gov.pt — article 10 du Code IRS
- article 15 du Code IRS
- article 16 et dans les dispositions de transition
- article 18 du Code de la TVA
- article 21 du Statut des avantages fiscaux
- article 43(5) du Code IRS
- article 68-A
- article 72 du Code IRS
- article 87 du Code de l’impôt sur les sociétés
- Autoridade Tributária e Aduaneira
- barème IRS officiel pour 2026
- catégories et taux de l’IMT
- droit de timbre de 10 %
- FAQ officielle de l’AT
- FAQ officielle de l’AT consacrée à IFICI
- guide officiel de l’AT relatif à l’IMI et à l’AIMI
- guide pratique sur la fiscalité des crypto-actifs
- instructions de l’AT sur les successions
- régime officiel des anciens résidents prévu à l’article 12-A
- service officiel Modelo 3 du Portal das Finanças
- tableau officiel des taux AIMI
- Seg-social.pt — guide officiel des cotisations de la Segurança Social

